La valse des entraîneurs n'est plus de saison

Thierry Laurey (de dos) et Marcelo Bielsa, après la victoire de Strasbourg sur Lille en début de saison.
Thierry Laurey (de dos) et Marcelo Bielsa, après la victoire de Strasbourg sur Lille en début de saison.

Souvent propice à des mouvements sur les bancs de touche en Ligue 1, l'automne ne devrait pas donner lieu à beaucoup de séparations cette année. Et si les dirigeants de clubs s'étaient décidés à laisser du temps à leurs entraîneurs ?

Souvenez-vous, l’automne dernier... Souvenez-vous combien il avait été meurtrier pour bon nombre d’entraîneurs français. Entre fin octobre et début décembre, quatre d’entre-eux avaient été limogés : Franck Passi à Marseille, suivi trois jours plus tard par Sylvain Ripoll à Lorient, puis Frédéric Antonetti à Lille et René Girard à Nantes. Un an plus tard, l’ambiance est beaucoup moins délétère sur les bancs de Ligue 1 et après huit journées de championnat, il est difficile de ressortir un coach dont la position est réellement menacée.

Début septembre, il se murmurait que Christian Gourcuff pourrait être le premier à être remercié. Mais le technicien Breton a rapidement démenti et malgré des résultats décevants (1 victoire, 3 nuls, 4 défaites), on imagine mal les dirigeants Rennais gâcher un mercato estival guidé par ses choix et ses principes de jeu. Le temps fera l’affaire, espère-t-on du côté de la Piverdière. Idem au domaine de Luchin, où le projet des nouveaux propriétaires Lillois a été bâti autour de Marcelo Bielsa. L’argentin a récemment assuré que le piètre début de saison de son équipe, 18e et incapable de gagner depuis la 1ère journée (le match à Amiens a été arrêté alors que le LOSC menait 0-1), ne l’inciterait pas à démissionner.

Hinschberger le plus en danger ?

Juste devant les Dogues au classement, on retrouve Dijon, où Olivier Dall’Oglio a perdu trop de cadres cet été (Lees-Melou, Diony et Abeid, blessé) pour espérer faire beaucoup mieux aussi tôt dans la saison. Même si le secteur offensif, renouvelé par les arrivées de Sliti, Jeannot et Saïd, commence à donner satisfaction avec 10 buts inscrits en 8 matchs. C’est l’inverse à Montpellier, où Michel Der Zakarian est parvenu à solidifier sa défense (seulement cinq buts encaissés), mais peine à faire oublier Boudebouz et Mounié, les deux principales armes offensives du MHSC la saison dernière. Promus, Strasbourg et Amiens ont également dû apporter des retouches à leurs effectifs et leurs premiers résultats s’en ressentent. Là encore, Christophe Pélissier et Thierry Laurey semblent avoir encore du temps pour trouver la bonne formule.

L’argument d’un effectif chamboulé, Pascal Dupraz ne peut pas s’en servir pour expliquer la mauvaise entame de son TFC, qui a perdu un match sur deux et n’a plus gagné depuis fin août. Mais depuis l'improbable réussite de son opération sauvetage en 2016, ses dirigeants savent qu’il détient les clés pour réveiller son groupe, à condition que son discours passe encore. Celui de Philippe Hinschberger, malgré une position de lanterne rouge, n’est pas alarmiste. À l’exception d’un match contre le PSG dont elle a su maintenir le suspense pendant près d’une heure avant de sombrer (1-5), son équipe n’a presque concédé que des défaites étriquées (0-1 contre Monaco, Caen, Troyes et Nantes) et, pour la plupart, imméritées. Du fait du rang occupé par le FC Metz, l’entraîneur de 57 ans est celui dont la position est la plus menacée. Mais dire qu’il est sur la sellette serait exagérer et à l'image de ses confrères, son siège éjectable est encore loin d'être enclenché...


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