LOSC

Chedjou démonte la direction de Gérard Lopez

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Pour Chedjou, le LOSC aurait dû garder ses historiques
Pour Chedjou, le LOSC aurait dû garder ses historiques

Le LOSC tombe. La chute du champion de France 2011 semble inexorable... Et si le précipice guettait déjà l'an dernier, "c'est vraiment cette saison que cela a été visible", analyse Aurélien Chedjou dans les colonnes de L'Equipe. En charnière lors du doublé coupe-championnat, le Camerounais évolue désormais au Basaksehir, à Istanbul. Depuis la Turquie, il reste un défenseur du LOSC... de l'ancien LOSC : "on ne peut pas arriver et tout balayer, faire partir pratiquement toute une équipe. Tout a été faussé." L'ancien comparse d'Adil Rami ne comprend pas la tournure des événements : "si vous avez un nouveau projet, vous enlevez deux ou trois joueurs, et ainsi de suite. Les nouveaux dirigeants se sont trompés."

Le joueur a vu son les historiques du club balayés d'un revers de manche : "quand vous arrivez dans un club qui a une histoire, vous vous appuyez, au moins au début, sur des cadres. Là, ils avaient Rio (Mavuba), (Marco) Basa, (Vincent) Enyeama..." Des cadres, avec de l'expérience, mais aussi un amour du maillot. Chedjou ne comprend pas la réflexion de la nouvelle direction. "Ce sont quand même des gens qui connaissent le foot, s'insurge-t-il. Ils savent que, pour mettre un projet en place, il faut du temps. Même les Qatariens, quand ils sont arrivés à Paris, ont d'abord pris (Javier) Pastore, et ainsi de suite. Ils n'ont pas balancé onze joueurs en un été." Définitivement, faire table rase du (glorieux) passé a été une erreur, à en croire le défenseur central : "on a cassé un truc, ce sont les anciens. On a retiré tous ceux qui ont fait l'histoire du club. Tous les tauliers qui pouvaient passer le témoin, on les a poussés dehors. Pas comme de la m... mais presque." Résultat, le LOSC est avant-dernier de Ligue 1, et jouera en partie sa survie ce samedi (20 heures) à Bordeaux.