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Furieux, Galtier est complètement sorti de ses gonds !

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Galtier a littéralement explosé !
Galtier a littéralement explosé !

Dans une colère noire après la défaite de son équipe à Dijon (1-0) ce dimanche, Christophe Galtier a poussé un coup de gueule fracassant à la pause et après la rencontre.

En Bourgogne, les Lillois se sont inclinés pour la septième fois de la saison en Ligue 1, la septième fois à l'extérieur. En conférence de presse d'après-match, Christophe Galtier a commencé par dévoilé les principaux manques de ses joueurs lors de cette rencontre. "Contre les équipes qui sont en difficulté en Championnat, on ne répond pas présent. J'avais beaucoup parlé aux joueurs, ces deux derniers jours, de la nécessité de bien démarrer l'année 2020 à l'extérieur. Évidemment, il fallait l'envie de jouer et de marquer des buts. Mais il fallait aussi faire preuve d'un certain état d'esprit. [...] Il y a un problème de concentration, d'investissement et de détermination."

Par la suite, le coach nordiste a révélé que les murs ont tremblé à la pause, ce dont les journalistes présents sur place pouvaient témoigner. "On a manqué de détermination offensive dans la surface adverse, à l'inverse d'eux. Je suis en colère pour ça. Je sais que vous avez entendu ma colère car vous êtes à côté du vestiaire (la salle de presse est située à côté des vestiaires, ndlr). On peut perdre des matches... Mais, là, c'était le premier match (de Ligue 1) de 2020" a-t-il dit, avant de critiquer sans langue de bois le caractère individualiste de certains de ses joueurs : "on parle d'objectifs collectifs mais je crois qu'il y a beaucoup de joueurs qui ont des objectifs individuels. Il va falloir y remédier. De quelle manière, on verra. Je vais sensibiliser tout le monde. On ne peut pas être battus dans l'envie alors qu'on prétend vouloir rejouer la Coupe d'Europe. Comme on a été battus dans l'envie à Amiens (1-0), à Toulouse (2-1), à Reims (2-0), c'est ça le constat. Perdre à Paris ou à Marseille, OK, c'est dur, mais bon... Là, on perd contre des équipes qui ont plus faim que la mienne."

"Ils se regarderont le nombril sur le banc ou en tribunes"

"Pas mal de nos joueurs sont dans une zone de confort, comme si ce n'était ''pas grave de perdre à l'extérieur car on a un prochain match à domicile''. Mais attention, même si on gagne tous les matches à domicile - même contre les gros et ils vont arriver -, ça ne suffira pas à atteindre l'objectif" a-t-il poursuivi. Ce dimanche, les Lillois ont manqué l'opportunité de grimper sur le podium t pourraient même se retrouver à 5 points de Rennes, si les hommes de Stéphan s'imposent à Nîmes mercredi soir en match en retard. Alors qu'il sentait que le match échappait à son équipe, et sous l'emprise de la colère, Galtier a même eu des mots très forts en évoquant l'adversaire du jour, pour lesquels il a tenu à s'excuser devant les journalistes.

"Quand je dis équipes de peintres (les médias ont entendu ces paroles criées par Galtier à la pause, ndlr), je m'excuse. Ça, c'est de la colère. Je parle d'équipes qui sont en train de se battre pour le maintien. Dijon, Amiens, Toulouse se battent pour le maintien. Et on a perdu à chaque fois de la même manière. Je m'excuse des propos que vous avez entendus car Dijon est une équipe qui tient la route" s'est-il justifié et d'enchaîner : "on s'est sabordés sur une touche, on s'est sabordés en ne sachant pas exploiter l'avantage à onze contre dix, on s'est sabordés en prenant un carton rouge (Soumaré). On s'est sabordés mais l'adversaire a fait en sorte de nous pousser à la faute. On a eu trop peu de détermination. Nos tirs étaient des passes à l'adversaire."

Pour conclure, le technicien lillois a expliqué clairement ce qu'il entendait faire concernant les joueurs qui se sont montrés trop individualistes lors de ce match. "C'est une équipe qui travaille mais certains se contentent du minimum en termes de résultats sportifs. Je connais la qualité du groupe mais il va falloir développer la personnalité des uns et des autres pour réagir. Ils iront sur le banc, point à la ligne. Ils se regarderont le nombril sur le banc ou en tribunes". Voilà qui est clair.