LOSC

Les dettes épongées par Gérard Lopez et un fonds d'investissement américain

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Gérard Lopez espère un retour sur investissement sous forme de dividendes.
Gérard Lopez espère un retour sur investissement sous forme de dividendes.

Endetté depuis l'ère Michel Seydoux, le LOSC a vu son nouveau président Gérard Lopez, aidé par le fonds d'investissement Elliott, augmenter son capital et laver son ardoise. De quoi éloigner la menace d'une rétrogradation brandie par la DNCG.

Lancé vers une fin de saison à suspense sur le plan sportif, avec une course haletante pour le podium, le LOSC s'est donné un peu d'air sur le plan économique et administratif. Menacé de rétrogradation par la direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), qui encadre d'ailleurs toujours sa masse salariale, le club nordiste a opéré quelques ajustements pour satisfaire le gendarme financier du football professionnel français. En résumé, son capital a été augmenté et sa dette a été résorbée, par l'action de son propriétaire et président Gérard Lopez et du fonds d'investissement américain Elliott Management.

"Le capital a été augmenté par le biais d’un abandon complet de la dette du club", a expliqué à l'AFP une source proche du dossier. "Le propriétaire Gérard Lopez a apporté 25 millions d’euros, tandis que le fonds d’investissement américain Elliott a amené 117 millions d’euros. La principale conséquence est que le club n’a plus de dettes, ni envers Gerard Lopez ni envers Elliott. C’est désormais uniquement le président nordiste qui doit de l’argent au fonds d’investissement."

Lopez et Elliott se verseront des dividendes

En d'autres termes, Lopez et Elliott ont abandonné leurs créances afin que les dettes du LOSC soient transformées en fonds propres, comme le réclamait la DNCG sous peine de faire descendre les Dogues en Ligue 2. Cela ne signifie pas qu'ils acceptent d'investir à perte. Ces 142 M€ qu'ils ont injectés au total dans les caisses, ils comptent les récupérer sous la forme de dividendes issus des bénéfices générés par le club (transferts, billetterie, sponsoring, primes UEFA...).

Cet abandon de créances représente un risque financier, mais son timing n'est pas anodin. Il doit beaucoup aux bonnes performances actuelles de Nicolas Pépé et ses coéquipiers, qui laissent entrevoir un mercato d'été prolifique, une potentielle qualification pour la prochaine édition de la lucrative Champions League et donc un premier retour sur investissement pour Gérard Lopez et Elliott Management.