Pépé raconte comment il a transformé son jeu

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Longuement interrogé par France Football, Nicolas Pépé explique en quoi son jeu a changé ces dernières années, pour faire de lui l'un des joueurs les plus efficaces du championnat de France cette saison.

La progression linéaire de Nicolas Pépé, depuis son prêt d'Angers à Orléans (National) en 2015, a pris une trajectoire exponentielle ces derniers mois, au fil d'une saison 2018-2019 qui est déjà la plus prolifique de sa jeune carrière (16 buts et 8 passes décisives en 23 matchs de Ligue 1). A 23 ans, l'attaquant ivoirien est incontestablement la dernière grosse révélation du championnat de France, ce qui lui vaut logiquement d'être observé par les plus grands clubs du continent. Cet état de grâce, l'ancien Angevin la doit à une prise de conscience sur son jeu, opérée il y a quelques années.

"Aujourd'hui, j'ai compris : il faut être tueur et efficace", résume-t-il dans un entretien à France Football. "Tous les grands le sont. Les statistiques, maintenant, c'est important." Une notion que Pépé ne prenait pas en compte auparavant. "Quand je regarde ma trajectoire, je m'aperçois par exemple que j'étais un joueur de spectacle à Orléans. En National, je prenais le dessus sur mon adversaire et me disais : 'Je vais rester sur lui et l'humilier'. Il me craignait mais je voulais juste l'humilier. Et, pour moi, quand j'avais fait ça, j'avais fait mon match (...) Ce que je faisais ne rimais à rien. Je dribblais un joueur et il n'y avait rien derrière."

Pépé : "J'ai eu besoin qu'on me recadre"

Assez critique sur son attitude passée, le numéro 19 du LOSC admet qu'il avait besoin d'être remué. "Auparavant, j'ai eu besoin qu'on me recadre. Il fallait parfois me crier dessus ou me sortir pour que je m'investisse plus. Aujourd'hui, je le suis pleinement", assure-t-il. "Je prenais ça pour un jeu, pour de l'amusement, du football loisir, plaisir. Maintenant, c'est mon métier." Plus mature, Pépé est conscient du rôle qui lui incombe au sein de la formation nordiste, 2e de Ligue 1 après 23 journées. Mais il refuse d'endosser le costume du héros solitaire. "Je ne veux plus briller pour moi mais pour l'équipe. Penser à devenir le sauveur est un danger qui peut me guetter (...) Alors que quand tu donnes à l'équipe, elle te rend automatiquement. Je ne veux pas être un joueur superflu, ni un joueur qui brille tout seul."

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