Plusieurs thèses avancées pour expliquer la suspension de Bielsa

Marcelo Bielsa a été suspendu par le LOSC hier soir.
Marcelo Bielsa a été suspendu par le LOSC hier soir.

Plusieurs thèses sont avancées par la presse, ce jeudi, pour expliquer la décision du LOSC de "suspendre momentanément" Marcelo Bielsa, annoncée hier soir au travers d'un tweet.

C'était la suite logique des événements, mais la nouvelle en a surpris plus d'un. Hier soir, le LOSC a "suspendu momentanément de sa fonction d'entraîneur" Marcelo Bielsa, cinq mois et sept défaites (en 13 matchs) après son arrivée. Le communiqué lapidaire du club nordiste n'en dit pas beaucoup plus, sinon qu'il s'agit d'"une procédure engagée par le club". Plusieurs interprétations sont donc possibles et ce matin, la presse internationale avance plusieurs thèses.

Une visite chez son ancien adjoint ?

En Argentine, un journaliste travaillant pour ESPN affirme que Bielsa est parti au Chili, s'enquérir des nouvelles de son ancien adjoint avec la sélection chilienne, Luis Maria Bonini. Ce dernier, atteint d'un cancer, est hospitalisé dans un état critique et El Loco aurait tenu à traverser l'Atlantique pour se porter à son chevet. Cela pourrait-il motiver sa direction à le suspendre ?

En France, la Voix du Nord expose plutôt les tensions qui s'accentuaient entre le technicien et son directeur sportif, Luis Campos, pour expliquer sa mise à l'écart, décidée à l'issue d'une réunion à Londres entre Marc Ingla, Gérard Lopez et Campos, donc. La fracture avec une partie de son vestiaire, qui lui reproche d'utiliser certains joueurs à des postes qui ne sont pas les leurs, aurait également écorné la confiance que lui vouaient autrefois les dirigeants Lillois.

Vers un licenciement pour faute grave ?

Une confiance qui s'est peu à peu transformée en défiance, tant et si bien que l'état-major du LOSC serait déterminé à ne faire aucun cadeau à Bielsa. Le journal L'Equipe prétend que la fameuse "procédure" évoquée dans le communiqué du club hier soir n'est autre qu'une procédure de licenciement pour faute grave. Un entretien préalable devrait avoir lieu en milieu de semaine prochaine et s'ils parviennent à prouver que l'ancien entraîneur de l'OM s'est bien rendu coupable d'une ou plusieurs fautes graves, les décideurs Nordistes s'éviteront de lui verser les indemnités de départ auxquelles il aurait droit (estimées entre 14 et 16 M€).

Cela leur permettrait d'initier plus sereinement la quête d'un nouvel entraîneur. Franck Passi (51 ans), libre depuis son départ en fin de saison dernière et qui commence à être un habitué des missions sauvetages de ce type, aurait toujours les faveurs de Luis Campos. Au début du mois, la presse espagnole rapportait que Marc Ingla s'était penché sur la situation de Javi Gracia (47 ans), ancien entraîneur de Malaga et du Rubin Kazan. En attendant, Joao Sacramento, adjoint imposé par... Campos, pourrait assurer l'intérim.

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