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Marveaux et le "contexte particulier" du LOSC

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Joris Marveaux, ici au duel dans un match contre Saint-Etienne.
Joris Marveaux, ici au duel dans un match contre Saint-Etienne.

Titulaire samedi dernier contre Paris (3-0), Joris Marveaux a participé à une performance qu'il juge comme "l'une des meilleures de ces dernières saisons" à Montpellier. Le milieu de 34 ans, peu utilisé par Frédéric Hantz en 2016-2017 (5 matches toutes compétitions confondues), en a profité pour faire remonter sa cote auprès de son entraîneur et devrait apparaître plus régulièrement dans ses compositions d'équipes. En attendant, il était en conférence de presse, ce vendredi midi, à Grammont...


Montpellier va tenter de décrocher une deuxième victoire d’affilée. Ce serait la première fois de la saison...
"Au-delà du résultat, c’est surtout le contenu qui va être important. Si on fait le bilan, sur les derniers matches, il nous manque de la constance. On a sorti deux grosses performances contre l'OM et le PSG, mais le bilan est mitigé, parce qu’il y a eu trois matches où on était en-dedans. L’objectif est d’être plus régulier jusqu’à la trêve et les résultats suivront, normalement."

On a l’impression que le MHSC choisit ses matches…
"Non, ou inconsciemment, peut être... Mentalement, il faut qu’on aborde les matches de la même façon. Ce ne sont pas des matches qu’on a choisis délibérément, même si Marseille et Paris, ce sont des matches où les attentes sont énormes et on se dit qu’il faut être à 200% pour espérer quelque chose. Mais des matches comme ça, il n’y en a pas beaucoup dans une saison, donc ça ne suffit pas."

Vous vous attendez à une grosse bagarre à Lille ?
"Eux aussi sont dans un contexte particulier, ils ont eu un changement d’entraineur récemment. Ils sont dans un état d’esprit de revanche par rapport à leur début de saison. Ils restent sur trois matches invaincus. Ce sera un combat, face à une équipe qui a du répondant. Ce sera intéressant de se jauger, par rapport à notre dernière prestation, qui était l’une des meilleures de ces dernières saisons. Si on veut donner une autre dimension à notre saison, il faut progresser sur la constance."

Comment vous êtes-vous senti à titre personnel, contre Paris ?
"Bien. J’avais des craintes sur le plan physique. C’est vrai que je n’ai pas beaucoup de temps de jeu. Heureusement que j’avais joué avec la réserve pour avoir un peu de rythme. Mais je me suis bien senti, surtout qu’on a vite trouvé nos marques avec le changement de système. Je savais qu’un joueur comme Morgan (Sanson), qui est très bien en ce moment, était plus à même de faire des différences, donc moi, j’ai voulu me sentir le plus utile à l’équipe, sur le plan défensif par exemple. Ça a bien fonctionné."

Avoir participé à cette victoire de prestige vous donne-t-elle du crédit auprès de votre entraîneur ?
"Un petit peu, oui. Quand on a un match comme ça, le coach fait forcément un pari sur sa composition et il faut, après, assurer sur le terrain. La victoire était au bout donc, forcément, je pense qu’il était satisfait. Sur un plan personnel, c’est bien, ça permet de renforcer une confiance réciproque. Il m’a fait confiance en me mettant sur le terrain et je la lui ai rendue en faisant le boulot. On a un effectif réduit, j’ai conscience que j’ai profité de certaines blessures ou suspensions. Mais c’est le jeu, je savais que j’aurais mon mot à dire sur une saison. Je m’accroche et le coach sait que je peux répondre présent, c’est l'essentiel."