Les contours d'une troisième coupe d'Europe se dessinent


Une nouvelle coupe d'Europe pourrait débarquer en 2021.
Une nouvelle coupe d'Europe pourrait débarquer en 2021.

Comme elle l'avait laissé entendre il y a quelques mois, l'UEFA réfléchit bien à instaurer une nouvelle compétition européenne, derrière la Ligue des Champions et l'Europa League. A partir de 2021, date fixée pour le lancement du projet, au moins un club français devrait être concerné chaque année.

Dix ans après la disparition de la coupe Intertoto, l'idée d'introduire une troisième coupe d'Europe refait son apparition du côté de l'UEFA. À l'horizon 2021, l'instance continentale du football aurait pour ambition d'organiser une compétition interclubs derrière la prestigieuse Ligue des Champions et sa petite soeur, l'Europa League. Aucun nom n'aurait encore été défini mais le nom de code "UEL 2" serait utilisé dans les coursives de l'UEFA pour nommer ce projet, dont les contours sont dessinés ce matin dans le journal L'Equipe.

Comme entre la C1 et la C3, il y aurait une passerelle entre la Ligue Europa et la fameuse "UEL 2" : les troisièmes de chaque poule de Ligue Europa seraient reversés dans la phase à élimination directe de cette nouvelle compétition, dont le vainqueur final sera qualifié d'office pour l'édition suivante de l'Europa League (comme le vainqueur de l'Europa League est qualifié pour la prochaine Champions League). Des modalités déjà bien étudiées par l'UEFA, puisque le projet doit être validé dès le début du mois prochain.

Une bonne nouvelle pour les clubs français habitués au top 10

On apprend également que 32 participants seront autorisés à s'inscrire à cette sorte de Coupe d'Europe du pauvre, qui servirait surtout à mettre en lumière les meilleurs clubs des championnats européens les moins médiatisés. Chacune des nations du top 5 de l'indice UEFA (France, Allemagne, Italie, Angleterre, Espagne) devrait néanmoins avoir une place directement qualificative.

Concernant la Ligue 1, il s'agirait probablement de la 5e place, ce qui offrirait à des clubs comme St-Etienne, Nice, Bordeaux, Rennes, Nantes, Lille ou Montpellier, régulièrement présents dans le top 10 au cours des dernières années et/ou futurs prétendants aux places dans le top 5, une chance supplémentaire de concourir sur la scène internationale. À condition que le prestige de jouer cette coupe d'Europe suffise à les convaincre de charger, un peu plus encore, leur calendrier...