LOSC

Christophe Galtier cible une faille qui pourrait être à l'origine des blessures de Renato Sanches

Renato Sanches, lors de Clermont-Lille.
Renato Sanches, lors de Clermont-Lille.

Arrivé à l'été 2019 dans le Nord en provenance du Bayern Münich, Renato Sanches (24 ans) fait l'unanimité balle au pied. A chacune de ses apparitions, souvent rares malgré tout, le Portugal brille, et fait briller ses coéquipiers.

C'est avec le statut de champion d'Europe et de double champion d'Allemagne que Renato Sanches a débarqué au LOSC, à l'été 2019. L'ancien de Benfica, jusqu'alors considéré comme un flop après son échec en Bavière, "avait une revanche à prendre et il voulait tout jouer", se souvient, pour L'Équipe, Christophe Galtier, entraîneur des Dogues à l'époque. Le Golden Boy 2016 débarquait avec ses qualités et ses pépins physiques. Le désormais coach de l'OGC Nice se rappelle d'ailleurs du travail fait en amont avec lui, "afin qu'il récupère l'intégralité de ses facultés athlétiques sans brûler les étapes".

Des blessures, le numéro 18 des Dogues en a connu beaucoup dans sa jeune carrière, majoritairement à caractère musculaire. Ces pépins, Christophe Galtier s'est beaucoup interrogé dessus. "Je n'ai jamais eu les vraies raisons de ses blessures. Elles ne sont pas liées à une surcharge de travail. À l'accumulation de temps de jeu. Au poids ou à l'hygiène de vie. C'est un athlète qui a une bonne alimentation, qui aime s'entrainer et est sérieux", explique-t-il au cours de son entretien avec le quotidien sportif.

Pendant deux saisons, Renato Sanches a travaillé sous les ordres de l'homme de 55 ans. Et avec le temps, l'ancien stéphanois a compris là où le bât blesse. "Il se tend dès que l'on évoque le fait qu'il soit titulaire ou remplaçant. Ce n'est pas du stress. Plutôt de la contrariété, avance-t-il. Il n'a jamais eu de grosses lésions sur des fins de courses, des tacles, des changements de rythme ou de direction. Mais des petits bobos sur des contrôles ou des exercices de conservation. Il aurait intérêt à consulter quelqu'un qui lui permette de se détendre. Quitte à faire un gros travail sur lui-même" conclut celui qui a fait de Lille, un champion de France, dix ans après le dernier sacre national.